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La place de la femme dans le rituel synagogal
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Un enjeu majeur pour l’avenir du Judaïsme -

Une des grandes spécificités du mouvement Massorti   consiste à chercher à améliorer le statut de la femme au sein du judaïsme et plus particulièrement dans la vie synagogale.

Le mouvement Massorti   ne cherche pas à créer la révolution ou à poursuivre un éphémère mouvement de mode, il est profondément attaché à la tradition juive. Nous sommes néanmoins convaincus du bien-fondé d’une démarche féministe au sein du judaïsme, mais nous voulons le faire dans le cadre de la Halakha  . Nous démontrons que la misogynie juive traditionnelle n’est nullement inéluctable. En effet, le judaïsme est tout à fait apte à accorder aux femmes une place pleine et entière sans pour autant trahir ses fondements et ses valeurs, bien au contraire.

Dans une synagogue orthodoxe   une femme n’a aucun rôle actif dans la liturgie. Elle peut venir ou ne pas venir à la synagogue, cela ne change strictement rien au culte synagogale qui ne repose nullement sur sa présence mais exclusivement sur celle des hommes. Dans l’orthodoxie   juive, qu’une femme vienne ou non à la synagogue n’a pas de réelle importance pour le collectif, c’est un choix personnel de sa part de venir ou non assister en spectatrice passive à ce qui se passe chez les hommes. Bien évidemment la piété et la prière sont une bonne chose, venir à la synagogue est bien vu et beaucoup de femmes orthodoxes   la fréquentent avec assiduité. Mais cela ne change strictement rien au problème de fond.

Avant de montrer que cet état de fait n’est pas inéluctable, il faut comprendre pourquoi un changement doit être effectué dans ce domaine.

À partir du moment où l’on accepte de constater avec lucidité et courage que la position traditionnelle sur la place de la femme dans le judaïsme relève essentiellement de la misogynie et nullement de la défense de véritables valeurs juives cardinales comme on l’entend trop souvent dans des explications apologétiques, si l’on est attaché au judaïsme et à son avenir, on fera tout pour changer cet état de fait.

Cela a-t-il toujours été le cas ?

Dans la Bible, la société est avant tout patriarcale. Cependant des femmes prennent la parole et participent activement au culte. L’une des scènes de prière les plus célèbres de la Bible et celle de la prière de Hanna, dans le temple de Shilo (premier livre de Samuel chapitre 1). Dans toute la partie ancienne de la Bible, il n’y a pas de parole misogyne, même si l’ambiance reste clairement patriarcale. Par contre, on en trouve plusieurs dans la littérature tardive, livre des Proverbes, Sagesse de Ben Sira… Des historiens pensent que cela fut le fait de l’influence du monde grec après l’invasion d’Alexandre le Grand. Il faut rappeler que la culture grecque était globalement extrêmement misogyne.

La littérature rabbinique antique, Mishna  , Talmud   et Midrash  , fait une large part à la misogynie qui semble aller en grandissant.

Cependant, la misogynie n’est jamais systématique et de nombreuses voix en faveur des femmes se font entendre dans cette littérature.
Il ne faut jamais perdre de vue que la littérature rabbinique est essentiellement une littérature masculine dans laquelle les femmes ne s’expriment quasiment jamais.

Dans l’Antiquité, des femmes juives prenaient une certaine part à la vie de la synagogue, elles montaient même parfois à la Torah (voir le traité Meguila). La séparation des sexes n’était absolument pas respectée sur le terrain comme le montre l’archéologie, ni même prônée par la plupart des rabbins   qui n’en parlent pas.

Même dans le Temple de Jérusalem, la séparation entre les sexes ne fut installée que très tard, quelques années avant sa destruction, et seulement pour des circonstances particulières comme le dit clairement la Mishna  .

Cependant il y avait dans la société juive en général une claire domination masculine, comme dans toutes les civilisations de l’époque.
La stricte séparation des sexes à la synagogue semble dater du début du Moyen Âge et n’a fait qu’aller en s’accentuant avec des variantes selon les zones géographiques et culturelles. Il est clair que les communautés juives en terre d’islam n’ont pas la même sensibilité que celles en terre de chrétienté sur cette question.

À partir du XIXe siècle il y a dans la plupart des synagogues une amélioration du statut féminin.

Après la Shoa et la naissance d’une ultra orthodoxie   militante, la séparation entre les sexes est devenue de plus en plus visible sur le terrain dans beaucoup de communautés orthodoxes   de part le monde et paradoxalement un véritable enjeu de bataille idéologique, un véritable point d’achoppement entre les grands courants du judaïsme. Parallèlement, sous la pression du féministe, les mouvements modernistes ont intégré de plus en plus les femmes dans le culte.

On peut retenir de ce bref survol historique que sur ce point encore le judaïsme n’a jamais été ni uniforme, ni univoque. Il a toujours subi l’influence des idées des époques et des lieux qu’il a traversés.

La véritable question qui se pose à nous est de savoir si nous devons faire perdurer l’aspect patriarcal du judaïsme, le sacraliser comme le font les orthodoxes   ou au contraire essayer de l’atténuer, voir même de le supprimer.

En d’autres termes : le patriarcat et la mise à part des femmes, leur neutralisation cultuelle et culturelle, représente-t-il une valeur cardinale du judaïsme ?

Si c’est effectivement le cas, nous avons tort de vouloir changer cet état de fait. Mais alors que représente une telle valeur qui met au ban 50 % du peuple juif sur un critère aussi arbitraire que celui de l’appartenance sexuelle ?

Pour quelqu’un qui accepte que les femmes sont aussi spirituelles et intelligentes que les hommes et donc tout à fait capables d’être autonomes et d’avoir des postes à responsabilité, tout comme les hommes ; la misogynie ancestrale est insupportable. L’humanité a écrit les plus stupides choses sur cette question et le peuple juif a pris hélas sa part au bêtisier.

Nous faisons partie des gens qui voient dans la libération de la femme une valeur aussi bien intellectuelle que morale, l’un des plus grands progrès que humanité ait connu dans son histoire. Un retour en arrière sur cette question serait une véritable catastrophe pour l’Occident.

Défendre le patriarcat ancestral au sein du judaïsme et pire encore le sacraliser comme le font les orthodoxes  , équivaut à faire en sorte que le judaïsme, en tant que système religieux, devienne de plus en plus décalé par rapport à son public, pour risquer de finir à n’être plus qu’une curiosité du passé sans pertinence pour l’avenir. Plus grave encore, cela voudrait dire que Dieu lui-même est fondamentalement misogyne et que c’est aller contre sa volonté que d’accepter l’émancipation des femmes ! Ce point de vue est théologiquement absurde. Cela voudrait dire également que le modèle éthique du judaïsme considère « l’incapacité » féminine comme une valeur à faire perdurer et à inculquer aux enfants, ce qui est moralement indéfendable.

La plupart des femmes juives de France qui fréquentent la vie communautaire acceptent dans le cadre de cette vie communautaire le système du patriarcat ancestral. Elles sont même souvent choquées quand on leur dit qu’il pourrait en être autrement. La question est de savoir si cette fidélité relève d’un véritable choix de valeurs ou d’un fidéisme passif faute de mieux, voir même d’une forme d’aliénation aux valeurs dictées par les hommes.

On ferait bien de s’interroger sur la portée symbolique des restrictions imposées aux femmes dans le judaïsme et de chercher à déchiffrer la véritable signification de ces restrictions.

Que veut dire monter à la Tora ? Qu’est-ce que cela symbolise ? Que veut dire alors interdire aux femmes de le faire ?
Que signifie compter dans le Minyan   ? Être considéré comme un membre actif du public ? Pourquoi alors en exclure les femmes ?
Que veut dire accepter le témoignage d’un individu ? Quelle confiance avons-nous en sa parole de témoin ? Pourquoi refuser qu’une femme soit témoin ?
Que signifie le fait de retrancher les femmes derrière une barrière opaque ?

Monter à la Torah, c’est avoir accès à la révélation et au savoir.

Compter dans le Minyan  , c’est être membre à part entière d’une communauté.

Ne pas accepter le témoignage d’un individu, c’est le considérer comme une personne indigne de confiance.

Refuser de voir des femmes, équivaut à les réduire à un rôle d’objet sexuel.

La vraie question devient alors, non pas celle de pourquoi conserver un tel état de fait, mais bien comment le judaïsme peut-il se permettre de changer cela ? Nous démontreront dans différents textes que cela est tout à fait possible et que la Halakha   ne s’y oppose nullement en ses fondements. Le changement, dès lors, n’est plus seulement possible, il devient à nos yeux, indispensable.

Dans la plupart des synagogues Massorti  , (il existe de fortes nuances entre elles), les femmes montent à la Torah, comptent dans le Minyan  , peuvent mener la prière et il existe même des femmes rabbins  . Cela ne s’est pas fait sans tensions et sans débats profonds au sein de notre mouvement. Cela fut le fruit d’une lente évolution et d’un énorme travail d’exégèse rabbinique. Des centaines de pages ont été écrites sur la question par des dizaines de rabbins   qui se sont employés à démontrer que le changement était non seulement possible mais que les fondements de la tradition ne s’y opposaient nullement.

Reste à étudier chaque question avec sérieux et méticulosité, pour elle-même. Pour cela il faut étudier la vaste littérature de Responsa   du mouvement Massorti   (voir la rubrique Halakha   de ce site).

Je suis personnellement extrêmement fier de faire partie d’un mouvement qui a prouvé que la misogynie juive ancestrale n’était pas une fatalité et que la Halakha   permettait parfaitement d’intégrer les femmes au culte et que donc, dans son fondement, la Halakha   n’est nullement misogyne.

Yeshaya Dalsace

Messages

  • que de bétises ... quel manque de connaissances ...
    Quel manque de sincérité ... vous ne recherchez pas la vérité vous créez celle qui vous convient ... c’est bien triste

  • que représente une telle valeur qui met au ban 50 % du peuple juif sur un critère aussi arbitraire que celui de l’appartenance sexuelle ?

    et bientot :

    que représente une telle religion qui met au ban 99,8% de l’humanité sur un critère aussi arbitraire que celui de la naissance ?

    • Peut-être tout simplement parce que le judaïsme n’est pas une religion mais un peuple qui a développé sa propre vision religieuse avec certains rites qui n’ont de sens que pour lui, dans le climat de son pays et dans un certain état de la société.

      De plus le judaïsme ne laisse pas en dehors le reste de l’humanité, son message à valeur universelle, même si se dégage l’idée que chaque peuple doit développer librement son mode rituel, les vraies valeurs sont les mêmes pour tous.

      En ce qui concerne les femmes, vous n’en êtes pas une. Pour comprendre le problème, il faut essayer de se mettre à la place des femmes et réfléchir à ce que le judaïsme classique leur propose… Pour la plupart des femmes juives qui sont instruites et émancipées, il y a un vrai problème (on peut très bien ne pas vouloir l’entendre). Heureusement, les choses changent dans tous les milieux. Mais les mentalités sont bien lourdes à bouger et les réflexes conservateurs montrent que l’on touche à un grand tabou.

      Yeshaya Dalsace

    • Chalom Yonathan,

      Vous faites un parallèle douteux en écrivant :

      "que représente une telle religion qui met au ban 99,8% de l’humanité sur un critère aussi arbitraire que celui de la naissance ?"

      Lorsqu’on écrit une telle affirmation digne d’un Dieudonné, la moindre des choses est de la justifier ! Depuis quand le judaïsme agit-il de la sorte ??

      La Tora nous enseigne au contraire l’unicité du genre humain et le monde à venir pour tous les Justes, notre calendrier commence avec le Premier homme (et pas avec tel ou tel prophète), le Messie sauvera l’humanité entière (et pas seulement les Juifs), et un non-Juif est même favorisé puisqu’on le laisse tranquille et qu’il n’a que les lois noa’hides à respecter. Bref je ne comprends pas où vous voulez en venir.

      Et puis si vous ignorez qu’on peut être juif sans être "né juif" (si tant est que cette expression signifie quelque chose...), alors je vous conseille d’étudier un peu plus...

    • j’ai fait un tour sur votre site par hasard..........

      cet article date un peu et je ne sais pas si j’aurais un jour une réponse à ce message.

      je suis plus que choquée !

      je ne comprends pas sur quoi vous vous appuyez pour donner vos réponses et "redefinir " la halakha   ! Vous citez des autorités halakhiques et de nombreux poskims, rabbanims.....en déformant quelques peu leurs paroles (de part vos interprétations ).

      tous vos discours sont trés superficiels et manquent de profondeur......(sur tous les sujets.....)

      Au sujet de la place de la femme dans le judaisme ; je trouve votre position totalement deplaçée ! et pourtant j’en suis une !
      je vous rassure je ne suis ni folle, ni soumise, ni endoctrinée ou autre terme (barouh H") que vous utiliserez.....
      Vous clamez haut et fort que vous n’etes pas liberaux......certes dans certains points, mais sur ce point vous legitimer et renforcer ce mouvement......Je ne vois pas vraiment de difference entre votre "mouvement" et celui des liberaux..vos discours se ressemblent et restent tout à fait superficiels sans aucune sources ...

      De plus j’aimerai savoir sur quoi vous vous baser pour trancher la halakha   ? De nos jours pour connaitre la halakha   on ouvre en premier lieu le Beit Yossef,qui est en fait une anthologie de ce qu’ont dit les principaux richonim   (grands décisionnaires du moyen-âge tels que Maïmonide  , le Rif  , le Roch  , Nahmanide  , etc.) puis le Shoulhan Haroukh qui en est un résumé, puis le Michna   Broura....et ensuite des abreges tel que le Yalkout yossef , le Ben Ich Hai.... (cote sefarad) or vos positions sont parfois en totale contradiction avec ces poskims.....

  • Dans la Bible

    parlez vous de Torah ?

    Elles sont même souvent choquées quand on leur dit qu’il pourrait en être autrement. La question est de savoir si cette fidélité relève d’un véritable choix de valeurs ou d’un fidéisme passif faute de mieux, voir même d’une forme d’aliénation

    ben voyons !
    ceux qui ne pensent pas comme moi sont tous des esprits faibles puisque j’ai raison. allez, je vais vous libérer parce que vous n’êtes pas capable de comprendre que c’est pour votre bien...

    Un retour en arrière sur cette question serait une véritable catastrophe pour l’Occident.

    et le monde ?

    Cela fut le fruit d’une lente évolution et d’un énorme travail d’exégèse rabbinique.

    l’exégèse c’est extraire le sens du texte
    l’interprétation c’est choisir le sens que l’on attribue au texte
    tout le reste n’est que détail, ce qui vous sépare réellement de l’assemblée d’Israel, c’est que vous considérez que nos maitres ont interprété et non fait l’exégèse de la Torah. c’est à dire que vous ne considérez pas que nos maitres on sorti le sens du texte avec l’aide de l’inspiration divine. donc votre judaisme c’est une école, et dans ce cas, pourquoi refuser les non-juifs ? il y a bien quelqu’un qui a voulu émanciper le judaisme il y a 2000 ans, vous avez du retard.

    dénonçons une nouvelle injustice faite aux hommes cette fois dès leur plus jeune age... cette communauté leur infligent une mutilation du corps et verse leur sang par la circoncision !

    "saches qui tu es et veille à ne pas sortir de ta place dans l’univers"

    • « Ce qui vous sépare réellement de l’assemblée d’Israel, c’est que vous considérez que nos maitres ont interprété et non fait l’exégèse de la Torah. c’est à dire que vous ne considérez pas que nos maitres on sorti le sens du texte avec l’aide de l’inspiration divine. donc votre judaisme c’est une école »

      Vous avez une vision bien étroite de « l’assemblée d’Israël »… mais ce n’est pas grave, chacun aime voir midi à sa porte.

      Par définition des rabbins   sont les interprètes de l’écriture, ils ne sont pas prophètes, tout juste sages  , en tout cas ils essaient de l’être. Dans le judaïsme il y a toujours eu des écoles de pensée. Nous en sommes une en effet, parmi tant d’autres.

      Je ne vois pas très bien le rapport avec les non-juifs, que personne ne refuse d’ailleurs quand ils veulent se convertir. Je ne vois pas très bien le rapport non plus avec le christianisme dont il faudrait étudier l’histoire avant de le brandir comme un épouvantail aux yeux de tous ceux qui veulent réfléchir sur le judaïsme. Piètre argument.

      Bien à vous

      Yeshaya Dalsace

    • Chalom Yoni,

      Je me souviens d’un jour où je priais dans une synagogue orthodoxe  . Je suis sorti et me suis approché d’un groupe de femmes pour leur demander gentiment l’heure d’Arvit  . Elles m’ont regardé comme si j’étais un extraterrestre et l’une d’elles m’a répondu : "Mais je ne sais pas Monsieur, il faut demander à un homme !".

      Cette réaction, vous en conviendrez, est bien le signe d’une aliénation qui n’a rien à voir avec la Halakha  . Pour cette femme, le fait de connaître l’heure de la prière apparaissait incongru tant cela lui était étranger. Or, une femme a tout à fait le droit de prier, elle n’est pas obligée aux trois prières (mais à une seule) mais cette dispense n’est en aucun cas une interdiction (même chose pour les teffilin, le tallith etc... et toutes les mitsvot positives liées au temps).

      Enfin, par rapport à votre remarque sur la circoncision, on pourrait tout à fait s’interroger sur cette pratique : rendre un sujet tabou ou accuser d’antisémitisme quiconque en parle n’a jamais arrangé les choses...je vous signale que certains Juifs américains ne font pas circoncire leurs bébés justement parce qu’ils estiment que ce choix doit leur revenir (un peu comme les baptistes qui ne font baptiser leurs enfants qu’à la puberté), alors que la circoncision est culturellement bcp plus répandue et acceptée aux Etats-Unis qu’en Europe. Un célèbre pédiatre juif dont je tairai le nom car je n’ai pas la citation exacte émet aussi des doutes quant à la circoncision. Je précise qu’à titre personnel, j’estime qu’un bébé juif doit être circoncis à sept jours mais je ne vois pas en quoi remettre en question cela ou en discuter est plus problématique que tout autre débat.

    • Monsieur,

      Merci pour vos remarques. Juste une précision, la circoncision se fait à 8 jours (vous avez mis 7 par erreur).

      Yeshaya Dalsace

    • Bjr

      je suis dentiste ultra orthodoxe   a jerusalem. je ne suis pas aliene (enfin je ne suis pas sur) et j’aurai eu la meme reaction.

      ces juifs americains (qui ne pratique pas la circoncision) ne representent pas le courant massorti  , M Dalsace mutile ses enfants et personnes ne lui dit rien ? quel honte !!

    • Il est intéressant de voir le manque de constance et de sérieux dans les forums. D’une question sur la place de la femme, on en arrive à la circoncision...

      A des remarques personnelles sur les enfants de tel rabbin  ... alors qu’on est sur un site d’un mouvement comprenant des centaines de milliers de juifs... Un peu de sérieux, ce n’est pas un blog perso.

      Chère Liora

      Moi je voudrais savoir le sentiment d’une femme dentiste éduquée sur le fait que dans son milieu juif (tout à fait respectable) elle ne peut ni étudier le Talmud  , ni compter en quoi que ce soit dès qu’on touche au rituel juif. (A part les classiques habituels, nerot, halot, nida  , enfants...)

      Personnellement je suis très gênée par cela et chaque fois me sent en pleine régression (comme femme) dans les synas ortho à cause de cela. Pourriez vous livrer votre sentiment ?

      Joanna

    • Cher Johana

      je comprends votre malaise je l’ai vecu longtemps...
      Excusez-moi mais je ne peux vous repondre immediatement

      Demain... avant shabbath

    • Chalom Liora,

      Le propre de l’aliénation (être étranger à soi-même) est de ne pas le savoir.

      Maintenant j’aimerais que vous m’expliquiez pourquoi vous auriez eu cette réaction.

      Enfin, votre remarque déplacée sur les enfants du Rabbin   Dalsace montre votre fermeture d’esprit et votre confusion. Personne n’a parlé de mutilation. La circoncision (contrairement à l’excision) n’est pas une mutilation. Par contre, il s’agit (comme le baptême d’un bébé) d’un acte religieux pratiqué sans son consentement sur un enfant qui n’y comprend rien. Il y a une violence dans la circoncision, que vous le vouliez ou non.

    • Cher Joana

      Je sens l’obligation de vous mentionner que le système massorti  , est selon Maimonide  , (qui n’est petit aux yeux de personnes !) « apikoros » car il nie plusieurs des 13 articles de foie (répertoriés par Maïmonide  ) un d’entre eux la fois en la prophétie de Moise. En fait les massorti   (Mr Dalsaces en particulier vous trouverai cela sur le site) prônent pour l’idée qu’il n’est pas évident que Moise ai existé et, ils disent, que cela n’a pas d’importance. Hors sans mais bien évidemment ils crieront sur tous les toits qu’ils adhèrent à la Tora orale, (cf les maximes de nos pères ch 1 ;1)

      Le système massorti   (terme très trompeur, massoret=tradition pourtant ce courant veut finalement innover même s’il spécule que ces innovations ont un support halakhique et cela, n’est pas la tradition) à un rêve ou un fantasme (en fait un cauchemar) de pouvoir se mettre en ligne avec la société environnante qui se dit moderne. Il prone, au nom du monde universitaire et de l’ensemble de ses connaissances, pour une vision traditionnelle nouvelle rafraichie. Mais cela n’est qu’une grossière erreur, les universitaire eux même mettrons un bémol (dieze) sur la fiabilité de ses connaissance… et le monde orthodoxe   traditionnelle ne manque pas d’universitaire dans tout les domaines innimaginable. Ils utilisent d’ailleurs souvent leurs connaissances séculaires pour montrer la beauté de la Tora (séminaire Arahim par exemple)

      Benny Levi, n’était pas un aliéné, il était pour autant une perle d’orthodoxe  . Le rabbi de Loubavitch   non-plus (4 doctorat) n’était pas un aliéné et baba-salé non plus Rav Dessler (Gateshead, doctorat de droit). Généraliser le niveau intellectuel du monde orthodoxe   à travers des idées vagues reçues et les utiliser pour démolir la solidité et fiabilité de son opinion est une démarche méprisable.

      Tout cela était un « cri de cœur » de mon mari (ah, ces hommes…)

      la place de la femme…

      Même si beaucoup de femmes expriment leur sentiment d’exclusion quant à leur place derrière le « rideau » levé, peu d’entre elle conviennent que le baisser serait la solution.

      Pourquoi ? bien évidemment, il y a une barrière psychologique qui s’eleve et interdit à l’individu de sortir au delà des normes érigées par sa tradition. Mais il y a ici une dimension plus fondamentale, et celle-ci qui nous interresse à vous et à moi.

      Je vais essayer de dépeindre en quelques lignes la place de la femme dans le système religieux.

      L’émancipation de la femme (1804) à eu des retombées dans le monde juif et le monde orthodoxe   en particulier, jusque la, les jeunes filles ne poursuivaient pas d’études, elle restait à la maison et apprenaient ce qui bientôt allait être leur lot, les travaux ménagés.

      Quand il fut clair que les temps avaient changeaient, les dirigeant du monde orthodoxe   devait donner des possibilité aux filles de profiter des nouveaux potentiels qui se présentés et aussi d’élever le niveau d’enseignement.

      Mais pour cela il fallait trouver une femme pour diriger cette immense manœuvre, ils ont trouvé « la rabbanit, Sarah Sneirer » qui fut à la tete du premier séminaire pour filles. Depuis, des centaines de séminaires prirent forme dans le monde (en Europe le plus connu se trouve à Gateshead (450 filles) et le niveau intellectuel est excellent)

      Voici une façon (parmi d’autre) de réaliser les modifications dans le monde et de s’y aligner.

      L’idée de misogynie, n’existe que si l’on conçoit que la femme est l’homme ont les même droit, devoir, et pouvoir. Hors une lecture intelligent de la Tora, nous montre que depuis sa source la femme est différente (les hommes viennent de Mars comme toute les femmes le savent) quelque exemple très simple.
      1. Dieu créa l’homme, puis d’une de ses cotes il conçu la femme.
      2. C’est la femme qui porte les bébés et les accouche !!
      3. Dieu transmis la Tora à Moise…
      4. Le grand prêtre ne peut-être qu’un homme.

      En fait, la femme vient seconder l’homme (oui ! seconder) parce que l’homme est faible (oui oui oui) . cette union n’a de sens et porte ses fruit que si chacun et tourné vers l’autre et veut lui donner, pas lui prendre. Le monde dans lequel nous vivons est un monde ou l’homme pense à prendre l’homme veut des droit et du pouvoir sur sa femme, sa femme en veut autant, Maimonide   enseigne (aux hommes) « aime ta femme autant que toi et honore la plus que toi » si ce n’est pas le cas chez vous, ce n’est donc pas par excès d’orthodoxie   (et attention l’habit ne fait pas le moine)

      Les femmes qui ressentent l’envie de devenir ministre officiant ne puisent pas ce sentiment d’une source pure, la preuve en ai qu’aucune femme orthodoxe   éprouve ce besoin (tristement, très tristement, ces ministres officiantes, sont souvent divorcées…)

      Par contre avoir envie de chanter est un désir très féminin qui peut s’accomplir dans les normes de la halakha  . (j’adore…) je comprend très bien l’interdit qu’ont les hommes de voir des femmes chanter, si l’on veut une fusion parfaite il faut aussi un condition mentale parfaite… (c’est pas facile mais on peut s’en faire un but.) si au nom de l’émancipation on bafoue ces lois (et je ne vois pas trop comment, sommes nous moins sensuelle qu’à l’époque ?) alors le couple devient fragile et perd sa sacralité.

      Etre « derrière les rideaux », a une double signification. Mon mari au premier rang prie pour moi et nos enfants, c’est son rôle je lui en suis reconnaissante, c’est le prêtre de la famille. Et lui sachant que je suis justement, que « derrière le rideau » prend conscience que « nous » comptons sur lui. A la sortie de la sina, on se regarde (et ce regard nous unis…) arriver à la maison la table est dresse et il me complimente pour mon travaille ménagé, il me dit que sans être épaulé par moi il ne serait pas ce qu’il est, et c’est vrai (n’est-ce pas ?)

      Tout cela a lieu d’être si l’on comprend le phénomène de la prière. Si l’on regarde les lois synagogal comme des droits et pouvoir alors la femme veut aussi une parti de la pomme et bonjour les dégâts.

      Quand j’allume les bougies de chabbath, je me souviens que dans ma maison je suis la reine, pas pour les droits que cela m’offre, mais pour les devoirs qui m’incombe. Quand mon mari rentre de la syna et regarde avec amour les bougies, il se souvient que je suis la reine, (et pour les couronnes il faut venir dimanche à mon cabinet (et oui ça bosse même le dimanche…)

      Pendant les périodes de nidda, on se montre mutuellement que notre amour n’est pas que charnel (bien qu’il pourrai l’être…) , mais de nature spirituelle. on discute et on étudie (quand on a le temps…) et ensuite on se retrouve comme un nouveau jeune couple…

      Il y a des raisons complexes pour lesquelles les femmes ne peuvent s’associer en un minian, je ne les connais pas, mais cela m’importe peu. Cela n’enlève aucun diamant à ma couronne…

      Peut-être n’avez-vous pas les bonnes adresses ?
      Faites moi savoir la ville ou vous résidez et j’essayerai de vous refiler des bons contacts.

      Amicalement
      De derrière les rideaux

      Liora (pseudo)
      Jérusalem.

    • Quel bel éloge de la soumission !!!

      J’habite Paris, mais merci pour les adresses, je suis suffisamment dans ma cuisine comme cela, pas besoin qu’un rabbin   orthodoxe   vienne chercher à me convaincre de m’y enfermer, avec des arguments aussi désastreux que "la faiblesse des hommes" ou la nécessité des femmes de s’effacer... Chaque fois que je me trouve face à ce genre de discours, simplistes et manichéens, j’ai très mal au judaïsme ! Merci les massorti  ...

      Liora je respecte votre mode de vie, mais comprenez qu’il faut aussi autre chose. Aliénation quand tu nous tiens... Le monde bouge et le judaïsme avec.

      Je peux juste vous dire que très juive et pratiquante (relativement) je ne mettrais jamais les pieds dans une synagogue avec des discours comme le vôtre, dictés par des hommes et m’obligeant mielleusement à piétiner les luttes qui ont fait que nous avons enfin réussi à obtenir un autre discours... Chaque fois que je dois le faire, je me dit que décidément une partie du judaïsme est totalement décalé de la réalité des femmes juives actuelles (qu’il pousse à l’assimilation, pourquoi s’attacher à un truc pareil, aussi en décalage ?). En tout cas celles comme moi.

      Encore merci les massorti  , mon seul regret être trop loin de la syna adath shalom  . Faites des petits !

    • Que ce soit la religion catholique, musulmane, juive, hindouiste, aucune religion ne prône l’égalité sociale, juridique et politique des femmes. Bien au contraire, les religions ont toujours sacralisé des traditions de domination masculine maintenant les femmes dans l’unique rôle social d’épouse, de mère, de gardienne des « valeurs » ?

      Mais de quelles valeurs nous parle-t-on ? Celles qui les maintiennent dans un ordre patriarcal traditionnel.

      Si les fondamentalismes religieux nous font croire qu’ils s’opposent les uns aux autres car ils ne reconnaissent pas le même Dieu, il y a deux choses pour lesquelles ils sont unanimes :

      la mise en place d’Etats théocratiques ;

      l’émancipation des femmes qu’ils considèrent comme la cause de tous les fléaux.

      L’un n’allant pas sans l’autre, il faut revenir aux conceptions théocratiques patriarcales et à l’acceptation par les femmes de leur soumission.

      Nous constatons que les fondamentalistes, qui disent lutter contre l’Impérialisme décadent, n’ont jamais remis en cause l’ordre social en place. Dans tous les pays, leurs idées sont réactionnaires et engendrent le racisme, la xénophobie, etc...

      Les fondamentalistes s’appuient sur une lecture stricte des textes rappelant l’ordre patriarcal traditionnel. Ils permettent aux hommes la justification de leur domination et donc l’infériorisation des femmes.

      Que cela soit le Christianisme, les Ultras catholiques, le Judaïsme orthodoxe   ou l’Islamisme, leur souhait est de ramener les femmes à la maison. Celui d’être maintenue dans un statut discriminatoire.

      Ce n’est pas un hasard si les véritables ennemies des fondamentalistes sont les féministes qui allient des valeurs égalitaires et démocratiques et qui refusent l’apartheid sexiste.

    • Apikoros

      Je réagis juste rapidement sur ce terme. D’abord il n’est pas clair ce qu’il sous-entend à son origine. « Epicurien » ce qui serait tout à fait logique quant on connaît la philosophie d’épicure, ou autre chose ? Maimonide   y voit celui qui abandonne la Tora (en faisant un jeu de mots sur « hefker » : abandon). Mais on trouve dans la littérature talmudique de nombreuses définitions plus ou moins expansives, cela va de celui qui se permettrait une simple transgression, à celui qui renierait toute la Tora. Maimonide   dans son Mishne Tora (hilkhot teshouva   3.8) restreint le champ de la définition à trois catégories :

      Celui qui nie la possibilité de la prophétie.

      Celui qui nie la prophétie de Moïse.

      Celui qui nie que Dieu puisse connaître les actes des hommes.

      D’autres rabbins   emploient le terme dans différentes circonstances.

      On rangea souvent celui qui transgresse Chabbat publiquement dans cette catégorie.

      Les conséquences de classer une personne dans cette catégorie sont très graves :

      La personne n’est plus un témoin valable. On a plus de devoir moral envers elle. On ne porte pas le deuil à sa mort… S’il écrit un livre de Tora, il faut brûler ce livre ! C’est comme s’il n’existait plus, ou comme s’il s’était sorti de l’humanité. Même son repentir n’est pas valable ! Et bien entendu, il n’aura pas part au monde futur…

      À notre époque :

      La définition de l’Apikoros est devenu tellement extensive que très peu de juifs pourraient de nos jours y échapper. C’est pourquoi, dès le moyen âge, on a cherché à restreindre la définition, les conséquences étant trop graves. Avec la modernité, plusieurs autorités rabbiniques ont décrété qu’à notre époque « où les miracles ont disparu » il n’y avait plus de véritable Apikoros.

      Il est évident que tout individu qui acquiert un savoir universitaire de nos jours correspond plus ou moins à l’Apikoros de l’antiquité (en tout cas en partie). La grande différence, est que dans l’antiquité il émettait des opinions spéculatives alors que de nos jours il se base sur un savoir qui échappait totalement aux sources talmudiques. De telle sorte que le terme Apikoros est devenu aujourd’hui synonyme de culture !

      Pour ce qui est des 13 articles de foi de Maimonide  , un tiers d’entre eux ont sérieusement perdu de leur pertinence pour une personne rationnelle et cultivée si on les prend dans leur sens propre.

      La question devient celle –ci : faut-il continuer à appliquer ou non la définition antique de l’Apikoros ? Cela a-t-il encore un sens ? Ne sommes-nous pas dans un débat totalement anachronique et même surréaliste ?

      Faut-il pour se protéger, nier toute démarche rationnelle et s’éloigner des résultats de la culture moderne ? Cette solution va totalement à l’encontre de la démarche cognitive de Maimonide   dont les écrits développés dans son « Guide » reflètent certainement plus la pensée authentique, que des articles de foi écrits dans un contexte de polémique publique. Cela nous amène à une question plus profonde, Maimonide   lui-même n’était-il pas un peu Apikoros, au sens où les plus strictes l’entendent ? (En tout cas cela se laisse sentir entre les lignes de son Guide, mais tout n’est pas bon à dire pour tous... cf "La persécution et l’art d’écrire" de Léo Strauss.)

      Sujet à réfléchir, si on l’ose...

      Yeshaya Dalsace

    • Bonjour.

      Ayez la modestie, comme vos confrères rabbins   massortis et orthodoxes  , de ne pas vous prendre pour le plus intelligent. Arrêtez de percevoir comme non-rationnel tout ce que vous ne comprenez pas.

      Il est clair, que le système orthodoxe   vous dépasse. En fait, vous êtes assez lucide de ne pas être naïf et simpliste comme tant d’autres, certes, mais au lieu d’aller au-delà de l’obstacle, vous rebroussez chemin trop vite.

      Il y a, dans la communauté des gens doués, qui ont dépassé vos difficultés, et savent apprécier la complexité du système.
      Si vous voulez changer les définitions des choses, faite une autre religion et arrêtez de parler au nom du judaïsme.

      Ne répondez pas trop vite à mon message, digérez-le.

    • Cher monsieur,

      Il ne s’agit pas de se prendre pour plus intelligent, l’intelligence n’est pas en cause ici. Des intelligents et des moins intelligents, il y en a partout, dans tous les systèmes et dans tous les milieux. Le monde haredi   ne manque pas de gens tout à fait remarquables et brillants. Il suffit de lire quelques écrits du rav Huntner ou des teshouvot   de Moshe Feinstein   ou du Tsits Eliezer pour s’en convaincre.

      L’intelligence n’est donc pas du tout la question et je n’ai personnellement aucune prétention particulière de ce côté-là.
      La question est celle de la référence culturelle ainsi que celle de la connaissance. La science contemporaine nous amène à certaines conclusions, pour peu que l’on accepte de la prendre au sérieux, qui change notre façon de voir le monde. Je doute beaucoup que Maimonide   les aurait refusées.

      Il est évident que pour un certain milieu juif, cette science est considérée comme déstabilisante, voire dangereuse. La refuser n’est pas une marque de manque d’intelligence, au contraire, mais celle de la volonté de s’en tenir à l’écart pour défendre un certain mode de vie. Je trouve cela tout à fait respectable.

      Cependant, appartenant à un monde dont les références intellectuelles sont différentes et sont celles de la modernité, je défends un judaïsme qui accepte les conclusions de la science et ne joue pas à cache-cache avec celle –ci. Ce n’est pas pour autant une nouvelle religion. Et je ne crois pas que cela suffise à traiter d’Apikoros, de façon totalement anachronique, ceux qui acceptent de tenir compte des connaissances actuelles ou interprètent de façon très métaphorique les 13 articles de foi de Maimonide   (ce qui ne devrait pas le déranger).

      Il n’y a pas pour autant un manque de respect pour ceux qui choisissent la voie de l’intégrisme ou qui y sont par manque de choix. Si quelqu’un manque de respect à l’autre en général, cela vient de l’intégriste plutôt que l’inverse. Je ne suis pas du tout partisan d’imposer des études supérieures aux Haredim   qui n’en veulent pas. Par contre les Haredim   ne doivent pas se mêler de la façon de vivre et de penser le judaïsme de la majorité des juifs qui sont intégrés à la modernité. Cela ne les regarde pas puisqu’ils vivent dans un autre monde. C’est pourquoi je ne vois vraiment pas en quoi vous vous sentez le besoin d’intervenir sur ce forum. Chacun judaïse à sa manière et il existe plus d’une voie vers l’infini.

      Il est par contre tout à fait dommage que régulièrement le mépris s’exprime dans la bouche des intervenants dès lors qu’ils s’adressent à des gens qui refusent le système orthodoxe   ou ne sont tout simplement pas convaincus par son argumentaire que vous auriez dû développer.

      Comme si le système orthodoxe   était forcément parfait et sans failles (un pléonasme ?) et que donc la faille était forcément chez l’autre ; celui qui est inévitablement « dépassé » par la haute sophistication de l’orthodoxie   (qui est en effet un système très sophistiqué) et ne peut être qu’engagé à « digérer lentement » les propos de l’adversaire, qui pour sa part, en bon orthodoxe  , a accès à la complexité absolue et dit des choses forcément profondes… (en toute modestie de sa part, bien évidemment).

      Ce trait de caractère plein de condescendance se retrouve très souvent dans les forums de ce site et ailleurs... La question est de savoir pourquoi ? Chacun voit midi à sa porte, bien évidemment, surtout celui qui est convaincu de détenir la vérité absolue.

      Le mépris est à mon avis une marque de faiblesse. Le doute est une force, le questionnement une force encore plus grande. Même pour Darwin…

      Yeshaya Dalsace

    • Monsieur,

      Voici mes remarques…

      vous ecrivez : Il est évident que pour un certain milieu juif, cette science est considérée comme déstabilisante, voire dangereuse. La refuser n’est pas une marque de manque d’intelligence, au contraire, mais celle de la volonté de s’en tenir à l’écart pour défendre un certain mode de vie. Je trouve cela tout à fait respectable.

      Et bien, moi je trouve qu’ignorer le progrès de la science est indice de manque d’intelligence et signe d’obscurantissisme, pourquoi s’enfermer dans des « coutumes » s’avérantes aujourd’hui ridicules ? ne pas fumer le chabbat, vraiment une prison ce Samedi… Devoir écrire un seffer-tora des tephilin et des mezouzot à la main, comme si on vivait au moyen-age…vraiment honteux !! sauf si la regle est immuable bien entendu...

      vous dites encore : Et je ne crois pas que cela suffise à traiter d’Apikoros, de façon totalement anachronique, ceux qui acceptent de tenir compte des connaissances actuelles ou interprètent de façon très métaphorique les 13 articles de foi de Maimonide   (ce qui ne devrait pas le déranger).

      Metaphorique ? maimonide   ? ce n’est pas du mépris, c’est de la pitié…
      Vous croyez à ce type de reponses ? vous n’en avez pas l’air.

      et pour finir : Il est par contre tout à fait dommage que régulièrement le mépris s’exprime dans la bouche des intervenants dès lors qu’ils s’adressent à des gens qui refusent le système orthodoxe   ou ne sont tout simplement pas convaincus par son argumentaire que vous auriez dû développer.

      Vous jugez mal ces gens la, Plusieurs intervenants vous l’ont fait remarquer mais vous ne digérez pas…

      Un juif orthodoxe   ne se perçoit pas comme orthodoxe   mais comme juif. Il perçoit, comme tout le monde que le judaïsme est un chemin unique (vrai ou faux, peut importe c’est comme cela qu’il le conçoit) et c’est comme cela qu’il vit. S’il percevait comme vous, la possibilité d’un pluralisme nombreux d’entre eux choisirai le mouvement réformé, (avda beefkerouta nikha lé)

      Vous venez détruire (pas à leurs yeux, mais aux yeux de tout ceux qui vous lisent et écoute) ce qu’il y a pour eux de plus cher au monde …et cela leur fait mal…

      Ils ne parlent pas de système orthodoxe   ils parlent d’un judaïsme unique. Et vous balayé toute leur idéologie d’un geste de la main. C’est pas méprisant cela ?

      Plusieurs internaute « juifs » vous ont demandé (de façon souvent méprisant, je dois l’admettre) de répondre à cette question « quelle preuve avez-vous pour la pluralité du judaïsme ? » jamais vous n’avez répondu !

      Maintes question du Dr (Liora) gadget (c’est une idée qui peut-être fausse) n’ont jamais ressuscité dans les réponses vous les avez balayé, c’est tout ! c’est pas du mépris (lui ne vous a jamais écris de façon méprisante, il me semble.)

      Qu’allez vous encore faire de la dernière réaction de Rav Ibraham chalita ?

      Darwin.

    • Monsieur,

      Vous comprendrez que j’ai autre chose à faire que répondre à toutes sortes de réflexions sur les forums. Les gens s’expriment, c’est bien. Je ne peux m’occuper de tout. J’essaye néanmoins de réagir quand nécessaire… et quand je le peux.

      Vous-même êtes dans l’agressivité, tout cela pourquoi ? Parce que je me permets de faire une petite remarque sur le terme Apikoros… De répondre très calmement à une insulte ? A cause de la question de la place de la femme ? Quel terrible tabou… Comme si la clé de voûte du judaïsme était là !

      Tout le monde se considère d’abord juif, les étiquettes importent peu. Vous comme moi. Tout le monde se préoccupe de la pertinence de son judaïsme, de la survie de la Tora, chacun à sa manière. C’est pourquoi le refus de la science et le renfermement choisi par le monde haredi   sont intelligents, c’est un mode de survie pour une culture qui risque de disparaître. Je ne le partage pas et ne crois pas sur les mêmes bases, mais je n’en dénie pas l’intelligence, ni l’efficacité.

      Sur le pluralisme, il suffit d’une part de connaître un peu l’histoire juive ses méandres et complexités pour le constater. Le mode de pensée talmudique est pluriel également, la halakha   une série de discussions jamais arrêtées (ou presque). J’enfonce une porte ouverte. En quoi cela vous gêne ? Vous voudriez un système figé et uniforme ? Pour cela, il faut être catholique, et même chez eux, c’est me semble-t-il plus agité qu’il n’y parait. A mon avis le pluralisme juif est une force immense et le gage d’une formidable modernité et vitalité. Pourquoi ne penser le judaïsme que comme un « chemin unique » ? Pourquoi vouloir empêcher les gens de réfléchir sur le judaïsme sous un regard différent, ce que propose ce site ? Les juifs de France ont le droit de connaître une autre façon d’aborder le judaïsme. Le jacobinisme consistorial a ses limites.

      Je ne balaye rien et n’agresse personne, je défends une ouverture d’esprit. Je ne crois nullement qu’un orthodoxe   heureux dans son système ait envi d’être juif réformé, moi non plus d’ailleurs, même si j’en connais la possibilité. La rigueur est parfois plus « confortable » que le laissé aller (hefker)…

      Je dirais même que la rigueur correspond à un besoin de la psychologie humaine et chez certains, ce besoin est manifestement très fort ! De même que le besoin de se sentir pur, juste, dans le vrai… Des quantités de mouvement militants recrutent là-dessus et ne manquent pas de succès.

      Donc pas d’inquiétude, l’intégrisme a encore de beaux jours devant lui. La nuance est un exercice spirituel et intellectuel autrement plus délicat et donc plus élitiste.

      Vraiment pas de quoi s’énerver...

      Shabbat shalom

      Yeshaya Dalsace

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