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sotah
Naissance des trois grands courants du Judaïsme
mercredi 28 novembre 2007  – mots clés
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Réforme, Orthodoxie, Massorti -

En Occident, à partir du XIXe siècle, aucune communauté juive n’a pu rester purement « traditionnelle », c’est-à-dire continuer à vivre comme elle le faisait depuis des siècles.

Toutes les communautés juives d’Occident ont été touchées peu ou prou par l’Émancipation. Même la mouvance orthodoxe  , qui se prétend la seule héritière de la tradition juive, est marquée par la modernité – ne serait-ce que dans sa volonté de s’en distancier.

À partir du XIXe siècle, l’on peut repérer trois grandes ten¬dances dans le judaïsme occidental : le Mouvement de Réforme, appelé en Europe judaïsme libéral ; l’école « positive-historique » qui deviendra aux États-Unis le Conservative   Judaism, et en Israël et en Europe le mouvement massorti   ; l’orthodoxie  , qui comprend aussi une néo-orthodoxie  .

Comment rester juif tout en faisant partie désormais du monde moderne, telle est la question qu’affrontèrent au XIXe siècle nombre de juifs qui ne voulaient pas d’une assimilation pure et simple.

 La réforme :

Suivant les endroits, la Réforme est plus ou moins radicale, sur des points importants comme les lois alimentaires ou le respect du chabbat. Un critère déterminant [du mouvement de la réforme] a été la distinction entre ce qui est moral et ce qui est rituel - le premier élément étant à conserver, le second à rejeter comme appartenant à un passé non encore éclairé par la raison. À ses yeux, le judaïsme était uniquement une religion, et il voulait en éliminer tous les signes nationaux, tout ce qui pouvait séparer les juifs des autres peuples.

La Réforme a été portée par un grand courant d’optimisme. Certains de ses leaders emploient l’expression « adaptation au monde moderne », mais ce n’est jamais dans un sens défensif

 L’orthodoxie   :

Un homme symbolisa en Allemagne la réaction à la Réforme : le rabbin   Samson Raphaël Hirsch (1808-1888).

Hirsch était fort conscient de l’impact que pouvait avoir sur le judaïsme l’utilisation des différentes sciences critiques. Il jugeait leur rôle dangereux, et voulait que l’on étudiât le judaïsme à partir du judaïsme lui-même, et non à partir d’outils qui lui seraient extérieurs.

La conception d’un développement historique du judaïsme, sous la pression de facteurs internes ou externes à la communauté juive comme l’évolution de la société, etc., lui était totalement étrangère. La Halakha   était pour lui une disposition objective, un ordre établi, indépendant de la volonté de l’individu ou de la société comme des processus historiques.

À ses yeux il n’existait pas plusieurs variétés de judaïsme. Il refusait d’introduire dans l’histoire les catégories de judaïsme mosaïque, prophétique ou rabbinique, tout comme il refusait pour le XIXe siècle de parler de judaïsme orthodoxe   ou libéral. Le judaïsme était un et indivisible. Hirsch ne connaissait que le judaïsme… et le non-judaïsme ! Cependant, quoi qu’il en eût, sa démarche était polémique et apologétique. Il se voulait le simple continuateur d’un judaïsme traditionnel… qui n’exis¬tait plus en Europe de l’Ouest ; le mouvement qu’il a initié était, lui aussi, un fruit de la rencontre avec le monde moderne.

 Le mouvement Massorti  

Zachariah Frankel (1801-1875), voyait dans la Réforme une manière radicale, hâtive, et quelque peu incohérente, d’introduire des changements, en faisant dans certains cas table rase du passé. Pour lui, « le passé était une source de valeurs, d’inspiration, et d’engagement. L’histoire, bien qu’étant une catégorie profane, n’était pas moins contraignante que la Halakha  , et toutes deux s’opposaient à la marche révolutionnaire et nivelante de la raison ». Frankel a étroitement lié les deux notions fondamentales de Halakha   et d’histoire, et dans cette connexion se trouve l’intui-tion fondatrice de son école, devenue le Conservative   Judaism.

La Halakha   n’est pas pour Frankel un bloc immuable, au-dessus du temps, mais une réalité dont l’histoire lui apprend qu’elle a toujours évolué car elle est vivante et inscrite dans le temps. Être fidèle à la Halakha  , c’est continuer son mouvement historique d’adaptation et de changement. Il est caractéristique que Frankel parle ici d’« esprit » : « la lettre de la loi n’est pas décisive ; c’est plutôt l’esprit qui doit animer la loi et lui donner un statut divin, capable de devenir une norme pour l’homme doté lui-même d’esprit. »

Tandis que les pionniers du Mouvement de Réforme se servaient de l’histoire pour légitimer leurs décisions radicales, Frankel transmuait l’histoire en une force conservatrice qui requérait un engagement personnel, qui enseignait ce qui n’avait jamais changé - par exemple l’usage de l’hébreu - et, à partir de là seulement, ce que l’on pouvait aujourd’hui changer.

« Le judaïsme contient, dans son noyau, les vérités les plus élevées sur Dieu. […] Les lois révélées sont les gardiennes du judaïsme, elles sont conçues pour protéger les vérités les plus élevées »

Ces lignes sont extraites d’un article que vous pouvez lire en ouvrant le PDF ci-dessous. Lui-même extrait de l’excellent ouvrage « Catholicisme et judaïsme dans la modernité » de Geneviève Comeau.

PDF - 236.7 ko
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10 Messages de forum

  • Naissance des trois grands courants du Judaïsme 21 avril 2008 21:54, par fkhdftdgdftydfyur6yugfuyg

    vous devriez raccourcir les textes(pLus en résumé)car on veut de l’information et non du blabla long à lire

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  • Naissance des trois grands courants du Judaïsme 21 avril 2008 21:55, par fkhdftdgdftydfyur6yugfuyg

    ce nest pas clair

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  • Naissance des trois grands courants du Judaïsme 1er juillet 2008 11:40, par einodmilevado

    votre texte est helas trop confus. de plus, votre définition du judaisme massorti   est aussi floue que confuse. Vous pronez la modernité en douceur et la philosophie qui parseme le texte avec des idees sur la halakha   et des concepts sur l’esprit et Dieu ne font qu’accentuer la confusion. Quoi qu’il en soit, le judaisme ne peut tolérer aucun changement, non par extremisme mais par nécéssite de survie. Et comme il est dans la nature humaine de glisser , autant ne pas jouer avec le feu. Un certain jesus s’est deja largement brulé…

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    • Naissance des trois grands courants du Judaïsme 1er juillet 2008 12:43, par Webmaster de Massorti.Com

      Cher M.

      Le judaïsme dans son Histoire a subi des changements constants. Il a su accompagner le peuple juif à travers les âges. Sans cela, la sclérose et le manque de vitalité l’auraient amené à disparaître depuis longtemps. C’est le principe même de Tora orale et de notre survie. C’est le même principe que tout corps vivant. Chez nos sages   la Tora est comparée à un arbre de vie, de l’eau qui coule… pas à une statut de pierre.

      Cela dit, personne ne vous oblige à accompagner ces changements, vous pouvez préférer chercher à arrêter le temps et bloquer le système. Quelques juifs y voient leur planche de salut. C’est respectable.

      La comparaison avec Jésus est totalement ridicule. Rien à voir. Si comparaison il y a c’est avec rabbi Yohanan Ben Zakai et Yavné   qui avait très bien compris la nécessité de s’adapter à la nouvelle donne après l’échec de la révolte.

      Yeshaya Dalsace

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  • Naissance des trois grands courants du Judaïsme 20 janvier 2009 19:46, par Elisabeth

    Personnellement pour moi qui ne connait rien à ces divers courants je trouve cet article très clair et pas trop long du tout cela m’a apporté des connaissances intéressantes

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    • Naissance des trois grands courants du Judaïsme 13 mars 2009 20:12, par Emmanuel

      Chalom Rav,

      Votre article est très clair. Toutefois, une question me taraude. Selon les définitions que vous faites des différents mouvements du judaïsme, il apparaît que le mouvement Massorti   est bien plus proche théologiquement parlant de l’orthodoxie   plutôt que du mouvement libéral. La Halakha  , si elle est plus dynamique et plus adaptée chez les Massorti  , reste grossièrement la même que chez les orthodoxes  . Alors que chez les libéraux, tout est refondu, retravaillé, pour finalement ressembler à quelque chose qui n’a plus grand chose de juif au sens traditionnel du terme.

      Pourtant, les Massorti   continuent à travailler étroitement avec les libéraux, mais sont exclus de la mouvance orthodoxe  . Pouvez vous m’en expliquer les raisons profondes ? Ne sont-elles que purement politiques puisqu’au fond, le traitement réservé aux Massorti   et aux libéraux est exactement le même de la part des orthodoxes   ? Enfin, pensez vous que le judaisme "officiel" continuera d’être aux mains des orthodoxes   pour longtemps encore, sachant que le peuple juif connait de sérieux problèmes de démographie (qui le conduisent à un suicide prévisible) et que l’assimilation est sans cesse plus grande ?

      Merci d’avance,

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      • Naissance des trois grands courants du Judaïsme 14 mars 2009 21:33, par webmaster de Massorti.com

        Cher Monsieur,

        Le judaïsme Massorti   présente une véritable originalité. Il n’est ni libéral, ni orthodoxe  . En ce qui concerne la pratique, il est quasi identique à l’orthodoxie  . Mais sur les questions intellectuelles, il est tout à fait ouvert, tout comme les libéraux.

        C’est justement ce qui « dérange » les orthodoxes  . Nous disons des choses indicibles dans une orthodoxie   très prudente. Nous prônons certains changements (comme le statut de la femme). Cela explique le rapport hostile d’une grande part de l’orthodoxie  .

        Cela dit, dans la plupart des cas, les orthodoxes   ne savent pas de quoi ils parlent. Très rares sont ceux qui ont vraiment étudié le problème. Je ne cesse de lire ou d’entendre des réactions montrant avant tout préjugés et ignorance grossière y compris chez des rabbins   prestigieux. Par contre, certains orthodoxes   ouverts ont d’excellents rapports et collaborent parfaitement avec nous, nous échangeons même des rabbins   et travaillons sur les mêmes dossiers. (Hartman institute par exemple). D’autres ont un respect distant et savent que nous faisons un travail que l’orthodoxie   ne saurait faire.

        Nous ne travaillons pas avec les libéraux. Nous avons du respect et des amitiés personnelles, ce n’est pas pareil.

        De toute façon, nous avons une vision ouverte et pluraliste du judaïsme, chacun ayant son rôle. Nous pensons que le recul de l’histoire rendra les mesquineries des uns ou des autres ridicules.

        La question démographique est complexe et demande analyse, je peux juste dire que la politique actuelle de l’orthodoxie   (si elle était la seule et avait le monopole, ce qui n’est heureusement pas le cas) est une catastrophe vis-à-vis du grand public, mais salutaire pour leurs adeptes strictes. À terme cette politique transformerait le judaïsme, d’une grande et large culture en une secte fermée. Mais il n’en sera rien et le monopole n’existe pas.

        La question de l’officialité du judaïsme ne dépend que du public et de sa capacité à faire bouger les choses.

        Yeshaya Dalsace

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        • Naissance des trois grands courants du Judaïsme 16 mars 2009 11:28, par Roxane

          je commence a me rendre compte que vous avez des presuppose et que vous utilisez votre site comme une platforme d’insulte sans raison contre les orthodoxes   !

          du vocabulaire riche, mais un contenu visible ;ent insultant. je suis troubele

          Roxane

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        • Naissance des trois grands courants du Judaïsme 14 juillet 2009 13:44, par Roxane

          Mille merci pour votre réponse érudique en la matière. Moi, j’ai appris ce que sont les divers courants. Ceci dit, je pensais que la pensée juive disait dans l’un des 613 commandements : tu respeteras ton prochain. Chose que je souhaite faire ici, dans ce blog. Chalom Chalom à tous Je ne suis pas encore convertie, mais je le souhaite. Une religion que ne s’ouvre pas aux autres est condannée à l’extection. Alors vivent le peuple Juif qui accepte les converti(e)s Roxane

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