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Philippe Haddad
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Rabbin consistorial -

Dans un colloque en 1998 au consistoire   de Belgique, Philippe Haddad exprime une opinion très proche de la notre, il exprime son souhait de voir les choses bouger du sein de l’orthodoxie  .

Le rabbin   Philippe Haddad, aumônier de la jeunesse au Consistoire   Israélite de Paris, entend le questionnement des filles et des garçons, des étudiants et des étudiantes et celles-ci, comme les garçons, veulent partager les responsabilités.

Il lui semble que les choses peuvent évoluer tout en restant dans l’orthodoxie   la plus stricte. Parce que, nous dit-il, l’éthique fondamentale du judaïsme, c’est d’être placé par rapport à l’autre et l’autre, c’est d’abord la Femme. Il cite également les paroles divines "Tu parleras à la maison de Jacob (femmes) et ensuite aux enfants d’Israël (hommes)" . Il estime que l’écoute de la Femme est fondamentale et que des considérations telles que licela ne se fait pas" n’ont pas lieu d’être.

Le "problème de la Femme c’est le coeur même de la religion". Il y a des faits culturels, des faits sociologiques qui sont liés à l’histoire et qui font que les femmes occupaient des fonctions importantes dans notre histoire. Le rabbin   Haddad souligne aussi qu’il ne faut pas confondre religion et culture. La culture est la production de l’homme. La revendication à l’étude, à l’engagement communautaire sont des choses fondamentales dont dépendent l’avenir de la communauté juive d’aujourd’hui. Réfléchir à la place de la Femme dans la communauté, c’est réfléchir à l’avenir du judaïsme, on ne peut fonctionner sur des modes ancestraux qui ne touchent pas l’essentiel de la religion juive.

Des textes font l’apologie de la Femme alors que d’autres sont plus sexistes. Les rabbins   ont donné leur opinion personnelle en tant qu’hommes mais ce n’est pas la voix de Dieu qui s’est exprimée. Il note qu’un homme peut être pieux et, en même temps, être misogyne_. , la religion n’est pas forcément à l’abri de dérives. "Cela demande d’avoir un judaïsme intelligent, pensé, tolérant, ouvert qui tient compte des contextes historiques, sociologiques dans lesquels des paroles ont été prononcées".

Citant les exemples de Rachi  , ce grand exégète qui engagea ses trois filles dans l’étude, et de Rabbi Meir, qui encourageait sa femme à mettre les tefilin  , le rabbin   Haddad pense "qu’avec les textes, on peut s’arranger plus facilement qu’avec les hommes qui interprètent les textes. La question est de savoir si les hommes d’aujourd’hui, les rabbins  , ont le courage de se remettre en question".

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