Cela est considéré comme une petite révolution dans un mouvement qui refuse d’ordonner des femmes rabbins .
Dina Najman, 38 ans, est appelée "rosh kehillah" (tête de la communauté) et non « rabbin », titre réservé aux seuls hommes pour le moment dans le mouvement orthodoxe . Cela se passe dans une petite communauté de Manhattan Upper West Side appelée « Kehilat Orach Eliezer ».
Dina Najman est mère de trois enfants, elle enseignera la religion, la Halakha , répondra aux questions des membres de la communauté… Par contre, elle ne mène pas la prière et ne lit pas dans la Torah, ce rôle est réservé aux membres masculins de la communauté. De même elle n’officie pas comme rabbin à des mariages ou des enterrements.
En Amérique, le mouvement orthodoxe commence à nommer des femmes à différentes fonctions dans les communautés, elles portent le titre de « religious mentor ». Blu Greenberg, la célèbre militante féministe fondatrice du mouvement « Jewish Orthodox Feminist Alliance » y voit un bon début mais espère bien que le mouvement orthodoxe ne s’arrêtera pas là et qu’elle pourra avoir la chance de voir introniser la première femme rabbin dans le mouvement orthodoxe avant de mourir. En attendant, le titre "rosh kehillah" trouve déjà grâce à ses yeux.
Dans le mouvement orthodoxe actuel en Amérique, déjà nombreuses sont les étudiantes en Talmud et l’on trouve déjà plusieurs avocates rabbiniques.
Vu, à partir du mouvement Massorti , tout cela peut sembler très lent, voire ridicule ; mais cela est un excellent début. Ne nous y trompons pas, il s’agit de l’Amérique, en ce qui concerne la France, le judaïsme orthodoxe est loin d’en être là… Mais on peut toujours rêver et oeuvrer pour le changement.
Yeshaya Dalsace août 2006
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