Position du judaïsme massorti -
La Tora interdit explicitement toute relation sexuelle pendant la période menstruelle
(cf. Lévitique 15:19-24 ; 18:19 ; 20:18).
Le texte ne fournit aucune explication sur le sens de cet interdit si ce n’est de préciser que par cette observance, le peuple d’Israël s’engage dans la voie de la sainteté - c’est-à-dire de la différenciation des peuples idolâtres et de l’attachement spécifique à Dieu .
Mais il est clair que cette discipline traduit une rite de régénérescence.
Alors que la Tora prescrit une abstinence sexuelle de sept jours, les Sages en ont ajouté cinq , de telle sorte que les couples qui observent ces règles n’ont pas de relation sexuelle durant douze jours à chaque cycle (cinq jours minimum pour le temps d’écoulement sanguin et sept jours « propres »).
La règle veut qu’au terme de cette séparation, la femme renoue avec la source de pureté en s’immergeant dans une eau « non retenue ou puisée par l’homme », soit dans une source naturelle (mer, rivière), soit dans un mikvé , c’est-à-dire une piscine spécialement conçue pour être alimentée régulièrement et directement par une eau de pluie . [1]
Aucun avis rabbinique au sein du mouvement massorti n’a jamais prôné l’abolition de ces lois.
Cependant, tout au long de la plus grande partie de ce siècle, il est apparu qu’elles sont tombées en désuétude au sein d’une large partie de la communauté conservative américaine. Pour certains, c’était uniquement une affaire de coutume ; la notion de taharat ha-michpaha n’était tout simplement pas au programme du judaïsme que l’on enseignait ou n’était pas une pratique courante dans leurs familles ou chez leurs amis. Pour d’autres, il paraissait incongru que l’on maintienne les lois concernant la pureté menstruelle alors que l’on ne tenait plus compte de l’état d’impureté qui touche indifféremment toutes les personnes, du fait du contact à un degré ou un autre avec la mort, fut-ce par exemple en entrant dans un cimetière. Cet état d’impureté a été jugé résiduel et généralisé à tous du fait de l’impossibilité de se purifier par les cendres de la vache rousse, et ce, depuis la destruction du Temple.
D’autres ont émis des objections basées sur des considérations égalitaires. Ils ont argué qu’en raison de l’émancipation de la femme, il ne fallait plus admettre à notre époque l’inégalité de traitement qui à prévalu dans la Tora, et par suite dans la loi rabbinique, en ce qui concerne les émissions génitales de la femme par rapport à celles de l’homme. De fait, selon la Tora, l’état d’impureté contracté par un homme après une émission séminale requiert une moindre procédure pour recouvrer l’état de pureté que celui contracté par la femme lors du flux menstruel : il suffit que l’homme se lave le corps (sans nécessairement s’immerger dans un mikvé ) [2] et attende le coucher du soleil, alors que la femme doit attendre sept jours (douze pour les rabbins ) puis s’immerger impérativement dans un mikvé conforme à des règles spécifiques .
Ceci explique pourquoi le rite de purification, qui perdit sa raison d’être avec la destruction du Temple, fut plus aisément abandonné par les hommes que par les femmes . Certes, le Talmud rapporte qu’Ezra avait institué un décret imposant aux hommes ayant eu une émission séminale de s’immerger dans un mikvé avant de s’adonner à l’étude de la Tora (et aussi selon certaines sources médiévales, avant de prier), mais ce décret fut abrogé quand il apparut que la plupart des hommes ne s’y astreignaient pas . [3]
Au final, il en résulta que seules les femmes furent encore soumises aux règles de purification.
Or, il advint, avec l’émancipation de la femme, que cette différence de traitement fut ressentie par certains comme dégradante. On continuait à prendre en compte le fait que les femmes soient périodiquement souillées par leur menstruation, ce qui implique une purification mensuelle, alors que l’on ne prenait plus en compte l’impureté des hommes qui, de ce fait, n’étaient plus astreints à aucun rite de purification, comme s’ils n’avaient pas à subir ce genre de « réparation » . [4]
Ces dernières années, cependant, on observe dans nos communautés que certains couples ont réintégré ces lois de taharat ha-michpaha dans leur vie sexuelle, parfois pour la totalité des douze jours, suivis de l’immersion dans un mikvé , parfois pour la seule durée biblique de sept jours.
Dans certains cas, la raison invoquée pour laquelle les couples adoptent cette pratique est tout simplement qu’elle fait partie intégrante de la loi juive (cf. Lévitique 18:19 et 20:18 et par suite les lois rabbiniques), et à ce titre, doit être observée.
D’autres encore ont décidé d’observer ces lois pour des raisons proposées par des écoles de pensée féministe, selon lesquelles la femme peut trouver là des rites spécifiquement féminins par lesquels elles incarnent spécifiquement leur judaïsme, se reliant ainsi avec les femmes juives de toutes les époques.
Des couples pratiquant ces rites leur relèvent encore d’autres significations : la continence sexuelle durant la période menstruelle a pour effet chez les deux partenaires de régénérer la joie et le plaisir que l’union sexuelle procure, lors de sa reprise comme le suggère le fameux dire talmudique : « Rabbi Méïr enseigne : Pourquoi la Tora fixe-t-elle la période de séparation des époux durant la menstruation, à sept jours ? Parce que la familiarité routinière amenuise le désir du mari envers sa femme. Aussi la Tora précise-t-elle : qu’elle soit déclarée impure durant sept jours, afin qu’elle soit toujours aussi chérie par son mari qu’au jour où elle entra sous le dais nuptial » (Nida 31b).
Plus encore, cela renforce la conscience que le partenaire ne peut être réduit à un objet sexuel, du fait même qu’une période mensuelle a été instaurée durant laquelle la relation du couple doit pouvoir s’épanouir sous d’autres modes que celui de la sexualité. Celle-ci devient de facto l’une d’entre les modalités de leur relation, et non la principale. En outre, le fait de suivre ces lois suscite le désir sexuel, de sorte qu’aux retrouvailles, la relation se déroule au moment précis où la femme est la plus fertile. Ce qui a pour conséquence d’encourager le désir d’enfant qui est aussi une manière de se relier avec le passé et le futur de notre vocation, en perpétuant notre identité de juif.
Sur le plan formel, ces règles demeurent partie intégrante de la loi. Il n’a pas été déclaré explicitement que la coutume les aurait effectivement abrogées, comme ce fut le cas pour le décret d’Ezra. En tout état de cause, pour certains couples actuels évoluant au sein du Mouvement massorti , les arguments anciens ou modernes qui les justifient leur auront globalement permis de renouer avec ces rites et d’accéder à un certain degré de sainteté au sein de leur vie conjugale, ce qui est très précisément ce que la Tora déclare être le but ultime de ces lois.
rabbin Elliott Dorff
Ce texte est tiré de l’ouvrage : E. Dorff , Éthique de l’amour, Paris, éd. Nadir, 2000.
Liste de Mikvés en France
http://www.image-in.co.il/SHALOM/mi…
Un excellent livre
Le rabbin Miriam Berkowitz a publié un très bon livre pour approfondir ce sujet, aussi bien sur le sens du rituel, son histoire et ses aspects pratiques.
Nous vous en conseillons la lecture (en anglais seulement).
Taking the Plunge : A Practical and Spiritual Guide to the Mikveh , Miriam Berkowitz, edited by David Golinkin, Jerusalem : 2007, xvi + 186 pp. (English) Voir la page de commande en ligne http://www.schechter.ac.il/buy.asp
[1] Il importe de rappeler que l’impureté, selon la Tora, n’est pas une tare féminine mais un état qui concerne tout individu ayant été en contact, à un degré ou un autre, avec la mort (ce qui inclut toute semence non fécondée) et qui, de ce fait, ne peut pénétrer dans le Temple de Jérusalem. Depuis sa destruction, certaines implications de ces règles ont été conservées, dont la séparation des époux, en période de menstruation.
Sur l’interdit biblique des relations sexuelles en période de menstrues, cf. Lévitique 15:19-30 ; 20:18. Sur la mention biblique du mikvé, cf. Lévitique 11:36. Les normes requises pour l’édification d’un mikvé ont été établies secondairement par les rabbins. Pour un résumé, voir Choulhan aroukh, Yore dea 201 ; Isaac Klein, Guide to Jewish Religious Practice, New York, JTSA, 1979, pp. 518-522.
[2] Cf. Berakhot 22a : selon cette source, la mesure de neuf kab d’eau, plutôt que la quantité usuelle de quarante requise pour un mikvé, suffit pour purifier un homme. La michna de Mikvaot 8:1 va même jusqu’à considérer qu’une piscine ayant été remplie par un tuyau (ce qui est pourtant une condition invalidante pour un mikvé) peut, pour ceux qui vivent en dehors de la terre d’Israël, servir à purifier un homme de son émission séminale. Mentionnons également que le fait que le décret d’ Ezra, exigeant d’un homme ayant eu une émission séminale l’immersion dans un mikvé avant de pouvoir étudier la Tora a été annulé précisément parce que les hommes même observants n’obéissaient pas à la règle.
[3] La michna de Berakhot (3:4-5) interdit à un homme qui a eu une émission séminale (comme une pollution nocturne) de réciter le Chemâ ou la prière de la Amida.
Selon le Talmud (Baba kama 82a, Talmud de Jérusalem, Yoma 1:1), il s’agissait du décret d’Ezra qui exigeait l’immersion avant la lecture de la Tora mais qui fut entendu par divers interprètes comme portant sur l’étude de la Tora (du judaïsme) au sens large (cf. Berakhot 22a). Selon certains rabbins médiévaux, un tribunal tardif aurait astreint une telle personne à s’immerger dans un mikvé avant d’adresser des prières
(cf. Maïmonide, Hil. tefila 4:4, mais voir le commentaire de Y. Caro, Kessef michné ; Méiri sur Berakhot 20a ; Roch sur Baba kama, ch. 7, §19).
De fait, cette purification n’était pas exigée par la Tora elle-même (quel que soit le degré d’impureté) comme préalable à l’étude ou à la prière
(cf. Rif, Berakhot ch. 3 ; Maïmonide, Hil. kriyat chemâ 4:8, Hil.tefila 4:5).
Selon ces commentateurs, le motif du décret n’était pas la purification en soi mais plutôt de conférer une certaine austérité chez ceux qui étudient la Tora, en évitant par ce décret « qu’ils ne copulent intempestivement comme le font les coqs avec les poules » ou, encore, en assimilant l’étude de la Tora à la révélation du Sinaï où la continence sexuelle fut prescrite en vue de l’événement de la révélation de la Tora (cf. Exode 19:25).
Mais le décret d’Ezra a été abrogé (cf. Berakhot 22a, Bertinoro sur Berakhot 3:4 ; Maïmonide, Hil. kiryat chemâ 4:8, Hil. tefila 4:4-6, Choulhan aroukh, Orah haïm 88:1 et commentateurs). Parmi eux, le Kessef michné précise que l’abrogation du décret ne fut pas décidée par un vote car aucune cour ultérieure n’était en droit d’abroger ce qui fut édicté par Ezra. La raison fut qu’un décret rabbinique non suivi par la majorité perd sa valeur juridique. Aussi, les Sages cessèrent d’exiger l’immersion, de sorte que le décret fut rendu caduc de lui-même.
Toutefois, précise le Kessef Michné, des rabbins continuent à adopter ces règles, par piété, du fait qu’elles n’ont pas été formellement annulées. A ma connaissance, ces règles n’ont jamais été formellement abrogées, elles sont simplement tombées en désuétude.
Sur le sujet dans son ensemble, cf. Baal Keri, dans : Encyclopedia talmudit (en hébreu) 4:130-148.
[4] L’inégalité dans le traitement ultérieur de ces règles est patente dans le commentaire du Rama (Choulhan aroukh, Orah haïm 88:1) pour lequel, un homme qui a eu une émission séminale est autorisé à lire dans la Tora et à réciter le Chemâ et la Amida, le décret d’Ezra ayant été annulé, tandis que la coutume achkénaze est qu’une femme en période de menstruation ne peut rien faire de tout cela, bien qu’elle ne fusse pas originellement concernée par le décret d’Ezra !
On alla jusqu’à exiger des femmes (sauf les jours exceptionnels de grandes fêtes, ce qui leur causait un grand chagrin) qu’elles ne fréquentent pas la synagogue en période de menstruation.
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Messages de forum
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Question complémentaire :
pour celles qui souhaiteraient observer ces lois d’intimité conjugale, mais uniquement pendant la durée "biblique" des 7 jours, est-il "autorisé" de s’immerger dans un mikvé à la fin des 7 jours ?
celles qui habitent loin d’une rivière ou de la mer peuvent-elles utiliser un mikvé "construit" à la fin de ces 7 jours ?
merci de la réponse
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La question que vous soulevez est complexe.
En tant que rabbin , attaché à une tradition talmudique, je ne peux vous dire de négliger le principe traditionnel des sept jours rabbiniques de « pureté » après la période des règles. Il me semble cependant légitime qu’un couple décide dans son intimité et en connaissance de cause de n’en respecter qu’une partie. Je considère que cela relève de votre intimité. Par contre, la Torah oblige à un éloignement de sept jours (y compris les jours des règles). La décision sur une telle question vous appartient bien évidemment. Je vous invite à étudier sérieusement les règles de la pureté familiale et je ne peux que souhaiter que les juifs en respectent au moins les grands principes : interruption passagère des rapports et pratique régulière du bain rituel dans le mikvé .
Bien entendu, si vous décidez de réduire la période d’éloignement, cela n’enlève nullement l’obligation de passer par le mikvé . Ce mikvé ne perd nullement de sa valeur.
Pour ce qui est de la question du mikvé , les gens habitant loin d’une communauté juive organisée, peuvent avoir du mal en effet à le respecter. Cependant, ne serait-ce que en été, il est partout facile de trouver un mikvé naturel.
La question de l’utilisation d’une piscine comme mikvé pose un problème technique assez complexe. A priori, une piscine ne constitue pas un mikvé cachère. En effet, l’eau alimentant le mikvé ne doit pas être passée par des tuyaux sous pression, mais y arriver naturellement (eau de pluie ou eau de source).
Yeshaya Dalsace
(responsable de ce site, rabbin de Maayane Or à Nice)
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Salut
Encore une fois vous faites preuve de votre ignorance, car une piscine est impeccable pour cette personne qui ne veut respecter que le "min hatora"
koulo chaouv cacher deoraita !
Mais dela a permettre de negliger les lois derabanan !
ca faut un culot monstre !
Come on !!
cf soucca 3a dans le long tossafot , bonne chance !
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Cher M.
Il me semble que ma réponse est logique et invite cette personne à respecter la Nida . Il ne faut pas confondre la période de séparation, qui fut allongée à l’initiative des filles d’Israël et la cérémonie de purification.
Je peux très bien réduire la durée d’attente entre la viande et le lait, sans pour autant les mélanger ensemble…
Vous semblez confondre le karaïsme avec une tradition talmudique ouverte.
Merci en tout cas de la leçon.
Yeshaya Dalsace
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Cher rabbin
si vous considerer pouvoir abroger des lois du talmud alors vous nier le pouvoir legislatif de TORA CHEBEALPE cela revient 2en gros2 au karaisme.
non ?
a bientot
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Il ne s’agit nullement d’abroger quoi que ce soit, ici. Mais de remettre dans son contexte la règle.
Yeshaya Dalsace
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Shalom,
Il n’y a qu’un seul mikvé en fonctionnement dans ma ville : il faut que les femmes appellent la Rabbanite pour prendre rendez-vous. Ce qu’a fait A. ma petite amie. Pour avoir été sincère, elle a eu droit à un véritable interrogatoire de police (elle n’avait pas mis le haut-parleur mais j’entendais la voix de son interlocutrice…).
Florilège :
vous êtes mariée ? (deux fois)
pourquoi voulez-vous aller au mikvé ?
est-ce que votre petit ami est juif ?
est-ce que votre petit ami est juif "comme vous" ?
est-ce que ça mère est juive ?
ah, donc il n’est pas juif !
C’est son père qui est juif alors ?
non plus ?
mais il s’est converti au Consistoire ?
(Je suis converti ailleurs)
Ah donc il n’a pas de statut ! Il n’est pas juif…il aura des problèmes pour se marier…faites attention Mademoiselle…
depuis quand s’est-il converti ?
Et vous vous êtes juive ?
Votre mère est juive ?
Mais est-ce que la mère de votre mère était juive ?
Quel rabbin a marié vos parents ?
En quelle année se sont mariés vos parents ?
…
Fin de la discussion : elle n’a pas donné de rendez-vous à A. La seule chose qu’elle lui a donné, c’est le numéro de téléphone de la femme du Rabbin … inutile de vous dire que vu ce qu’elle a eu droit de la part de la Rabbanite, le discours de la femme du Rabbin n’aurait pas été plus sympathique et je n’avais pas envie qu’elle se fasse de nouveau interroger de la sorte…
A. s’est immergée dans sa baignoire, comme les Samaritains (ou les Caraïtes ?) l’autorisent peut-être… parodie de religion… jusqu’à quand les orthodoxes nous empêcheront-ils de vivre notre judéité ?
Kol touv,
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Le Juifs ultra-orthodoxes sont la honte du Judaïsme. Les Loubavitchs ont détruit mon couple (mon amoureux était Juif mais moi je ne le suis pas et je me fous complètement de ma religion). J’étais prête à me convertir au Judaïsme bien évidemment libéral (l’égalité entre les hommes et les femmes est pour moi non négociable) mais sa famille et sa communauté larvées par les Loubavitchs qui les conseillaient ont refusé. Mon amoureux s’est fait intimider, menacer et s’est aussi fait extorquer de l’argent par le Beth Din de Montréal qui est en fait une petite mafia. Son crime : aimer une femme non juive !
Honte aux Loubavitch et aux Ultra-Orthodoxes qui dénaturent une aussi belle religion que le Judaïsme.
France
Québec
Canada
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Je veux bien croire qu’il puisse s’agir d’une petite mafia, car il me semble que j’ai failli en être victime aussi en Israël, les liens entre le beit din et l’argent ne sont pas toujours clairs, malheureusement la corruption et le mal on investi tout les domaines. Mais je voulai revenir sur le sujet des couples amoureux brisés sous couvert de pseudo religion, car pour moi un mouvement qui a tendance à séparer les gens n’est digne d’aucun nom, et si dieu est un alors imitons le et soyons tous unis contre… personne ! Car l’unité ne doit servir aucune opposition.
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Chavoua tov,
Je lis depuis quelque temps le titre de cette question sur les lois de purete familial et je ne vois pas du tout ce que votre reponse fait dans ce sujet.Mon mari et moi-meme sommes orthodoxes et tres tres proche des loubavitch qui en fait sont apelle ’Habad .Je voudrais vous poser une question:Est ce que vous respectez le code de la route ?
Si la reponse est NON,alors je ne peux rien pour vous mais par contre si votre reponse est OUI alors j’ai une reponse sur ce sujet de loi de purete familial et de non reconnaissance de votre couple.
Si vous respectez les lois du pays alors pourquoi ne pas respectez les lois de la torah qui est aussi un code de loi ?
La question de la purete familial est je trouve indecent d’en parler sur le net.C’est un sujet tsniout qui ne concerne que le couple et le Rabbin .
Pour ce qui est de la mafia au canada je ne connais pas personnellement mais je sais que chez les liberaux aussi il y a beaucoup d’entreprise de conversion.Critiquer les ’Habad et les orthodoxes est une chose tres facile à faire mais essayer de reflechir un peu et essayer de penser à vos futur enfants et pas seulement à vous comme vous le faites egoistement.
Il y a un consistoire ou nous savons que seul les conversions sont valables alors pourquoi detourner et aller ailleurs ?!!je ne comprends pas !!!
kol touv
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Chère Mme
Vous ne devriez pas prendre à cœur le ressentiment de cette personne qui manifestement a été blessée et éprouve le besoin de l’exprimer. Ce pourquoi nous la laissons faire. Vous avez raison que tout mouvement, et tout organisation, peut prêter à la critique.
Le mouvement Loubavitch mérite le plus grand respect, il accomplit un travail étonnant auprès de quantités de juifs. La pensée Habad (celle de Schniour de Lyadie notamment) incarne l’une des plus remarquables branches du judaïsme hassidique. À propos de mikvé , grâce au mouvement Habad et à son activisme, on en trouve dans des partis du monde les plus reculées.
Sur la question de la pureté familiale, je ne suis pas d’accord avec vous, il faut en parler. Au plan personnel c’est un sujet qui ne concerne que le couple, mais au niveau théorique, c’est un sujet qui concerne tout le monde et qui mérite qu’il soit enseigné et éventuellement débattu. Comme tout autre sujet du judaïsme.
Le but de cet article est d’aider des gens à mieux comprendre ces règles et à les respecter éventuellement.
Sur la question du code de la route, même un code de la route mérite le débat. La Halakha représente beaucoup plus qu’un code figé (le code de la route ne l’est d’ailleurs pas et il est régulièrement révisé), elle est la sève qui alimente l’arbre du judaïsme. On ne peut répondre aux gens, il y a un code, ne discutez pas et suivez-le ! Les gens ont le droit de savoir, de s’informer, de discuter, d’adhérer ou non. Ils savent très bien, contrairement au code de la route, qu’aucune voiture ne vient en face pour les percuter. L’application de la loi juive ne correspond pas au code de la route, on peut très bien vivre sans appliquer cette loi, ce qui est le cas pour la plupart des juifs dans le monde. Ce serait une catastrophe si on faisait la même chose avec le code la route. Par contre, le judaïsme propose, par le biais de la Halakha , une discipline de vie. Ce n’est pas tout à fait la même chose ! Mais c’est beaucoup plus intéressant…
Rabbin Yeshaya Dalsace
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Un enfant juif, est reconnu juif si sa mère est juive… ce qui signifie "pour moi" que la femme est reconnue comme tel !Alors pourquoi ? cette "coutume" qu’elle s’immerge après sa periode menstruelle… Est-elle considérée comme impure ? sale ?
Pourquoi ? ce coté "matcho", l’homme juif avant tout… Alors que si il se marie avec une femme qui n’est pas juive, l’enfant ne sera pas reconnu comme étant juif… Cette femme mise sur un piedestal et subitement ramenée à l’état "d’impure".
Veuillez m’excuser mais je ne comprends pas, elle devrait au contraire avoir un plus par rapport à l’homme. Cette soumission à l’homme, représente pour moi une forme de racisme. Pas de femme rabin ? séparation "homme/femme" dans les synagogues ? Prières dites par l’homme , jamais par une femme au moment des fêtes… Et pourtant !!!
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Cher Monsieur,
Il semble que vous faites une certaine confusion entre différentes notions. Les règles de la Nida relèvent d’une discipline sexuelle totalement liée à l’intimité du couple. Cela n’a strictement rien à voir avec la judéité des enfants. Un enfant d’un couple juif qui ne respecte pas ces règles est totalement juif.
Cela n’est pas forcément péjoratif pour la femme. Au contraire certaines féministes apprécient beaucoup cette possibilité d’exprimer leur féminité.
Symboliquement, une femme qui a ses règles fait l’expérience avec une « non grossesse » et donc un échec symbolique de la vie. C’est une forme de contact avec la mort.
La femme en état de Nida , est interdite à son mari, mais elle n’est pas impure, elle peut toucher les objets qu’elle veut et les autres gens. Elle peut même avoir des gestes tendres envers son mari selon notre point de vue.
La question des femmes qui montent à la Tora ou des femmes rabbins relève d’un tout autre problème que nous traitons sur ce site dans d’autres articles.
http://www.massorti.com/spip.php?ru…
http://www.massorti.com/spip.php?ru…
Vous dénoncez le machisme qui existe dans le judaïsme, vous avez raison. Mais ce n’est pas à nous, mouvement Massorti , qu’il faut faire la leçon. L’un de nos principaux combats étant la place de la femme dans le judaïsme.
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Shalom,
j’ai une question qui n’est pas en lien direct avec le sujet de la pureté conjugale je me permet tout de même de vous la poser : quel est votre point de vue sur la sexualité avant le mariage ? La virginité de la femme est-elle mentionnée dans la kétouba comme cela est parfois fait chez les orthodoxes ?
En vous remerciant d’avance
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