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Texte de la Parasha Balak en français

Texte de la Parasha Balak en français

Nombres 22.1 - 25.9 -

Balaq, fils de Tsippôr, avait su tout ce qu’Israël avait fait aux Amorréens ; Môâb avait peur de ce peuple, parce qu’il était nombreux et Môâb était dégouté à cause des enfants d’Israël.

Et Môâb dit aux anciens de Madian : « Bientôt cette multitude aura fourragé tous nos alentours, comme le bœuf fourrage l’herbe des champs ! » Or, Bâlâq, fils de Tsippôr, était le roi de Môâb, à cette époque.

Délégation chez Bilam le prophète magicien

Il envoya des messagers à Balaam, fils de Beor, à Pethor qui est sur le fleuve, dans le pays de ses concitoyens, pour le mander en disant : « Un peuple est sorti d’Egypte ; déjà il couvre la face du pays, et il campe vis-à-vis de moi maintenant. Viens donc, je te prie, et maudis-moi ce peuple, car il est plus puissant que moi : peut-être pourrai-je le vaincre et le repousserai-je du pays. Car, je le sais, celui que tu bénis est béni, et celui que tu maudis est maudit. » Les anciens de Môâb et les anciens de Madian partirent, munis de moyens de divination, et, arrivés chez Balaam, lui transmirent les paroles de Bâlâq. Il leur dit : « Qui sont ces hommes-là chez toi ? » Balaam répondit à Dieu : « C’est Bâlâq, fils le Tsippôr, roi le Môâh, qui m’envoie lire : Déjà ce peuple, sorti le Egypte, a couvert la face lu pays. Viens maintenant, inaudis le moi peur-être pourrai-je l’attaquer et l’expulser. »

Dieu dit à Balaam : « Tu n’iras point avec eux. Tu rte maudiras point ce peuple, car il est béni ! » Balaam se leva le matin et lit aux officiers de Bâlâq : « Retournez dans votre pays, car l’Eternel a refusé de me permettre de partir avec vous. » Les princes de Môâb se retirèrent, revinrent auprès le Bâlâq et lui dirent : « Balaam a refusé de venir avec nous. » Bâlâq revint à la charge, en envoyant des princes plus nombreux et plus considérés due ceux-là. » Ils vinrent et ils lui dirent : « Ainsi parle Bâlâq, fils de Tsippôr : Ne te défends pas de grâce, de venir auprès de moi. Car je veux te combler l’honneurs, et tout ce que tu me liras je le ferai ; mais viens, de grâce, maudis-moi ce peuple ! »

Balaam répondit et dit aux serviteurs de Bâlâq : « Quand Bâlâq me donnerait de l’argent et de l’or plein son palais, je ne pourrais contrevenir à l’ordre de l’Eternel mol, Dieu, en accomplissant une chose petite ou grande. Et maintenant, veuillez attendre ici, vous aussi, cette nuit, que je sache ce que l’Eternel va ajouter en me parlant. » Dieu aborda Balaam pendant la nuit en lui disant : « Puisque ces hommes sont venus pour te mander, va, pars avec eux ! Et cependant, les ordres que je te donnerai, ceux-là seulement, tu les accompliras ! »

Départ de Bilam, l’ânesse qui parle

Balaam se leva le matin, sangla son ânesse, et partit avec les princes de Môâb. Mais Dieu était irrité de ce qu’il partît et un ange du Seigneur se mit sur son chemin pour lui faire obstacle. Or, il était monté sur son ânesse, et deux de ses jeunes esclaves l’accompagnaient.

L’ânesse vit l’ange du Seigneur debout sur son passage et l’épée nue à la main ; l’ânesse s’écarta de la route et alla à travers champs ; Balaam frappa l’ânesse pour la ramener sur la route.

L’ange du Seigneur se plaça dans un chemin creux entre les vignes, clôture deçà, clôture delà. L’ânesse vit l’ange du Seigneur, se serra contre le mur, et froissa contre le mur le pied de Balaam qui recommença à la frapper. Mais l’ange du Seigneur recommença à prendre les devants, et il se plaça dans un lieu étroit, où il n’y avait point de place pour se détourner ni à droite ni à gauche.

L’ânesse vit l’ange du Seigneur et se coucha soin Balaam ; la colère de Balaam s’enflamma et il frappa l’ânesse de son bâton. Alors le Seigneur ouvrit la bouche de l’ânesse, qui dit à Balaam : « Que t’ai-je fait, pour que tu m’aies frappée ainsi à trois reprises ? » Balaam répondit à l’ânesse : « Parce que tu te joues de moi ! Si je tenais une épée à portée de ma main, certes, je te tuerais sur l’heure ! »

Et l’ânesse dit à Balaam : « Ne suis-je pas ton ânesse, que tu as toujours montée jusqu’à ce jour ? Avais-je accoutumé d’agir ainsi avec toi ? » Et il répondit : « Non. »

Avertissement de l’ange contre Bilam

Le Seigneur dessilla les yeux de Balaam, et il vit l’ange du Seigneur debout sur la route, l’épée nue à la main ; il s’inclina et se prosterna sur sa face. L’ange du Seigneur lui dit : « Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà par trois fois ? C’est moi qui suis sorti faire opposition, parce que ce voyage a lieu contre mon gré. Cette ânesse m’a vu, et elle s’est écartée de devant moi déjà trois fois ; si elle ne s’était écartée de devant moi, assurément je t’aurais fait mourir, tandis que je l’aurais laissé vivre. »

Balaam répondit à l’ange du Seigneur : « J’ai péché, parce que je ne savais pas que tu fusses posté devant moi sur le chemin ; et maintenant, si cela te déplaît, je m’en retournerai. Mais l’ange du Seigneur dit à Balaam : « Va avec ces hommes ! Et cependant, la parole que je te dicterai, celle-là seule tu la diras. »

Et Balaam s’en alla avec les officiers de Bâlâq, Bâlâq ayant appris que Balaam venait, alla à sa rencontre à Ir-Môâb, qui est sur la limite de l’Arnon, au point extrême de la frontière. Et Bâlâq dit à Balaam : « N’avais-je pas déjà délégué vers toi pour t’appeler ? Pourquoi n’es-tu pas venu près de moi ? Est-ce qu’en vérité le n’ai pas le pouvoir de te faire honneur ? » Balaam répondit à Bâlâq : « Voici maintenant je suis venu vers toi ; mais ai-je le pouvoir de dire quoi que ce soit ? La parole que Dieu mettra dans ma bouche, c’est celle-là que je dois dire. »

Balaam partit avec Bâlâq, et ils arrivèrent à Kiryath Houtsoth. Bâlâq sacrifia bœufs et brebis, et il envoya à Balaam et aux officiers qui étaient avec lui. Et le matin venu, Bâlâq alla prendre Balaam et le conduisit sur les hauteurs de Baal, d’où il vit une partie du peuple.

23
Alors Balaam dit à Bâlâq : « Dresse-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers. » Bâlâq fit selon ce qu’avait dit Balaam ; puis Bâlâq et Balaam offrirent un taureau et un bélier sur chaque autel. Balaam dit à Bâlâq : « Demeure près de ton holocauste. moi je m’en irai peut-être l’Eternel s’offrira-t-il à ma rencontre, et ce qu’il me révélera, je t’en ferai part. » Et il s’en alla dans la solitude. Dieu se présenta à Balaam, qui lui dit : « J’ai dressé les sept autels, et j’ai offert un taureau et un bélier sur chaque autel. »

Premier oracle de Bilam

L’Eternel mit une parole dans la bouche de Balaam et lui dit : « Retourne vers Bâlâq, et tu parleras de la sorte... »

Il retourna vers lui et le voici debout près de son holocauste, lui et tous les princes de Môâb. Et il proféra son oracle en disant :

« Il me fait venir d’Aram, Bâlâq roi de Môâb.

Depuis les monts de l’Orient

« Viens maudire pour moi Jacob ! Oui, viens menacer Israël ! »

Comment maudirais-je celui que Dieu n’a point maudit ?

Comment menacerais-je quand l’Eternel est sans colère ?

Oui, je le vois de la cime des rochers,

Et du haut des collines, je le découvre

Ce peuple, il vit solitaire,

Il ne se confondra point avec les nations.

Qui peut compter la poussière de Jacob.

Nombrer la multitude d’Israël ?

Puisse-je mourir comme meurent les justes,

Et puisse nia fin être comme la leur ! »

Bâlâq dit à Balaam : « Que m’as-tu fait ! J’ai eu recours à toi pour maudire mes ennemis, et voilà que tu les bénis ! » Mais il répondit, et dit : « Certes, ce que l’Eternel met dans ma bouche, n’est-ce pas cela que je dois avoir soin de redire ? »

Deuxième oracle

Bâlâq lui dit : « Viens, je te prie, avec moi dans un autre lieu, d’où tu pourras le voir : tu n’en verras qu’une partie, tu ne le verras pas tout entier. Et maudis-le moi de là. » Il le conduisit au plateau de Cofîm, sur la crête du Pisgâh ; il y dressa sept autels, et offrit sur chaque autel un taureau et un bélier. Il dit à Bâlâq : « Tiens-toi ici, près de ton holocauste, et moi, j’attendrai là-bas la rencontre. » L’Eternel se présenta à Balaam, imposa une parole à sa bouche et il lui dit : « Va rejoindre Bâlâl, et tu parleras ainsi... » Il revint près de lui, et le trouva debout près de son holocauste, les princes de Môâb à ses côtés. Et Bâlâq lui demanda : « Qu’a dit l’Eternel ? » Il proféra son oracle et dit :

« Lève-toi, Bâlâq, et entends ;

Prête-moi l’oreille, fils de Cippôr !

Dieu n’est pas mortel, pour mentir,

Ni un fils d’Adam, pour qu’il se ravise

Est-ce lui qui parle et n’accomplit point

Qui déclare et n’exécute point ?

J’ai été mandé pour bénir ;

Il a béni, je ne puis le dédire.

Il ne regarde pas l’iniquité en Jacob,

Il ne voit point de mal en Israël ;

L’Eternel, son Dieu, est avec lui,

Et l’amitié d’un Roi le protège.

Délivré, Dieu les a fait sortir d’Egypte.

Il a le vigoureux élan du reêm.

Il n’y a pas de magie en Jacob, point de sortilège en Israël

Comme en cet instant il sera dit à Jacob et à Israël,

Qu’est-ce que Dieu a exécuté ? »

Voyez ! Ce peuple se lève comme une lionne.

Il se dresse comme un lion ;

Il ne se reposera pas avant d’avoir dévoré la proie,

Qu’enivré du sang de ses victimes ! »

Bâlâq dit à Balaam : « Ne le maudis pas, soit, mais ne le bénis point non plus. » Balaam répondit à Bâlâq et dit : « Ne te l’avais-je déclaré en disant : Tout ce que dira l’Eternel, c’est cela due je ferai ? »

Troisième oracle

Et Bâlâq dit à Balaam : « Viens donc, que je te conduise à une autre place ; peut-être ce dieu trouvera-t-il bon que, de là, tu me les maudisses. » Et Bâlâq emmena Balaam sur la cime du Peor, qui domine la surface du désert. Balaam dit à Bâlâq : « Construis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers. » Bâlâq fit ce qu’avait dit Balaam, et il offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.

24
Balaam, voyant que l’Eternel se plaisait à bénir Israël, n’eut plus recours, comme précédemment. à des opérations magiques, mais tourna son visage du côté du désert. Balaam, portant ses regards, vit Israël, campant d’après ses tribus ; et l’esprit divin s’empara de lui, et il proféra son oracle et dit :

« Parole de Balaarn, fils de Beor,

Parole de l’homme au clairvoyant regard.

Parole de celui qui entend le verbe divin,

Qui perçoit la vision du Tout-Puissant.

Il s’étend et son œil s’ouvre.

Qu’elles sont belles tes tentes, ô Jacob !

Tes demeures, ô Israël !

Elles se développent comme des vallées, comme des vergers le long d’un fleuve ;

Dieu les a plantées comme des aloès,

Comme des cèdres au bord des eaux.

L’eau ruisselle de ses sources,

Et sa semence sur des eaux abondantes

Son Roi est plus grand que n’est Agag,

Et sa royauté est grandiose.

Dieu le fit sortir de l’Egypte, Son élan fut celui du reêm :

Il dévore les peuples qui sont ses oppresseurs,

Il brise leurs os,

Et partage leur pays.

Il se couche, il repose comme lion et la lionne

Qui osera le réveiller ?

Béni soit celui qui te bénit,

Maudit soit celui qui te maudit ! »

La colère de Bâlâq s’enflamma contre Balaam, et il frappa des mains ; et Bâlâq dit à Balaam : « C’est pour maudire mes ennemis que je t’avais appelé, et tu as persisté à les bénir, par trois fois ! Eh bien donc, fuis dans ton pays ; je voulais te combler d’honneurs, et voici que l’Eternel t’a frustré des honneurs ! »

Balaam dit à Bâlâq : « N’avais-je pas déjà, aux messagers que tu m’avais envoyés, répondu en disant : Quand Bâlâq me donnerait de l’argent et de l’or plein son palais, je ne saurais désobéir à la voix de l’Eternel, en agissant bien ou mal de mon chef ; ce que dira l’Eternel, je le dirai.

Quatrième oracle

Et maintenant, je m’en retourne chez mon peuple ; mais écoute, je veux te donner un conseil à cause de ce que ce peuple-ci fera au tien dans la suite des jours. » Et il proféra son oracle en disant :

« Parole de Balaam, fils de Beor,

Parole de l’homme au lucide regard,

De celui qui entend le verbe divin,

Et connaît le secret du Très-Haut,

Qui perçoit la vision dite Tout-Puissant,

Qui s’étend et dont l’œil s’ouvre :

Je le vois, mais ce n’est pas encore l’heure ;

Je le distingue, mais il n’est pas proche

Un astre s’élance de Jacob,

Et un sceptre surgira du sein d’Israël,

Il écrasera les sommités de Môâb

Et renversera tous les enfants de Seth.

Edom sera sa proie

Et Séir sera la proie de ses ennemis

Et Israël triomphera.

Oui, un dominateur naîtra de Jacob,

Oui balaiera de la ville ses derniers habitants.

Oracle contre Amalek

Puis il vit Amâleq, il proféra son oracle et dit :

« Amâleq était le premier des peuples ;

Mais son avenir est voué à la perdition.

Il vit le Qénéen, il proféra son oracle et dit :

« Fortifiée est ta demeure ! Pose ton nid sur le rocher !

Car, s’il est consumé, ô Qénéen,

En combien de temps Assur te fera captif ! »

Il proféra son oracle et dit :

« Hélas ! Qui peut vivre

Quand Dieu ne l’a pas voulu

Il Des flottes, parties de la côte des Pittim,

Subjugueront Assur, subjugueront Héber ;

Mais lui aussi est voué à la ruine. »

Alors Balaam se leva, il s’en alla et retourna vers son pays : et Balaam aussi reprit son chemin.

La débauche avec les femmes de Moav et Madiane

25
Israël s’établit à Chittîm. Là, le peuple se livra à la débauche avec les filles de Môâb. Elles convièrent le peuple à leurs festins idolâtres ; et le peuple mangea, il se prosterna devant leurs dieux. Israël se prostitua à Baal-Pèôr ; et le courroux du Seigneur s’alluma contre Israël. Et le Seigneur dit à Moïse : « Prends tous les chefs du peuple et fais-les pendre au nom du Seigneur, à la face du soleil pour que la colère divine se détourne d’Israël. » Et Moïse dit aux juges d’Israël : « Que chacun de vous immole ceux des siens qui se sont livrés à Baal-Pèôr ! »

Cependant, quelqu’un des Israélites s’avança, amenant parmi ses frères la Madianite, à la vue de Moïse, à la vue de toute la communauté des enfants d’Israël, et ils pleuraient au seuil de la Tente d’assignation.

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Paracha
Parashot
Section de la Tora hebdomadaire lue le shabbat. La Tora est divisée en 54 parashot. Chacune porte le nom du premier mot significatif. La division est très ancienne (époque talmudique). La parasha est complétée par la Haftara extraite des prophètes.
cantilée

Cantillation séfarade

40 balak
http://www.massorti Massorti "Traditionaliste". La même racine est employée pour Massora ou Massoret : la tradition. Cela désigne également la transmission.

C’est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l’idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n’a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.
.com/son/parasha Parasha
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Section de la Tora hebdomadaire lue le shabbat. La Tora est divisée en 54 parashot. Chacune porte le nom du premier mot significatif. La division est très ancienne (époque talmudique). La parasha est complétée par la Haftara extraite des prophètes.
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